14/04/2008
"Si tu reviens, j'annule tout"
Samedi matin, profitant du tarif "chômeurs", j'ai suivi ma soeur à l'exposition "Prenez soin de vous" de Sophie Calle. A dire vrai, ce n'est pas son nom et réputation qui m'ont donné envie d'aller jusqu'à la BNF, mais le thème de l'expo: la rupture.
A moins d'avoir trouvé tout de suite "le bon", ou "la bonne", nous avons tous largué ou été largué. Par différents moyens.
Elle a reçu un mail de rupture et l'a envoyé à 107 personnes, de domaines de compètences différents (chanteuses, actrices, danseuses, psy etc.) pour qu'elles l'interprêtent à leur manière (géniales Nathalie Dessay, petite fille de 9 ans, comptable, perroquet, traductrice sms, hardeuse). Mais je n'ai pas vu l'interêt de voir toutes ces actrices connues lire la lettre.
J'ai trouvé le procédé un peu voyeur, je ne m'attendais pas à tant d'intrusion dans la vie privée de Sophie Calle. Je me demande si cela l'a vraiment aidé à digérer cette rupture et passer à autre chose.
Des points de vue masculins manquent, on tombe trop dans le cliché "c'est un salaud" (*). (Infidèle, égoïste, lâche, et j'en passe). J'aurai aimé voir sa réaction, à lui.
Et qu'on se le disent, les filles aussi sont capables de ce genre de lettre.
Que ce soit fait par le mec ou la fille, j'ai toujours trouvé la rupture (Evidemment, je parle ici des vraies ruptures, pas les séparations d'avec un "fucking friend" ou une amourette.) par sms, msn, mail, ou lettre lâche car il n'y a pas de réelle confrontation, discussion. Et pire encore quand la personne joue la victime, en essayant de justifier son comportement et en jouant la carte sentimentale "sachez que je ne cesserai de vous aimer", rejetant la faute sur l'autre "J'aurai aimé que les choses tournent autrement". Quelle hypocritie.
Certains ont le courage de rompre autour d'un bon repas au restaurant, et je trouve ça plus correct. Par respect. Même si le résultat reste le même.
Une expo qui pousse au dialogue.
Cela vous interpelle?
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* A lire aussi, l'article "Comment reconnait on qu'un homme est un salaud?" dans le MC du mois de mai. Je vous laisse en juger par vous mêmes.
10:47 Publié dans Considérations de nana | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sophie calle, "prenez soin de vous", culture, rupture, exposition bnf
01/08/2007
Le songe d'une nuit d'été
Le Ballet National de Cuba en tournée estivale à Paris .... l'it-plan culturel de l'été parisien.
Cela faisait quelques temps que je voyais ces affiches colorées sur les murs du métro parisien, mais mon éloignement de la capitale m'avait fait jeter l'éponge. Pour la même raison, j'avais raté déjà Giselle et Cendrillon à l'Opéra.
Et puis dimanche, j'ai vu qu'il restait encore des places, alors que d'habitude trouver une place pour ce genre de chose relève du même défi qu'appeler un médecin spécialiste pour avoir un rendez vous le lendemain, bref j'ai sauté sur l'occasion et convaincu une amie au passage pour m'accompagner. Un ballet pour une soirée filles.
Nous sommes arrivées en avance, l'habitude de Vienne sûrement, et nous avons bien fait. Le temps de regarder l'expo, de feuilleter un Madame Figaro et d'apprécier les lieux, la nef du Grand Palais.
Le ballet a commencé lorsqu'il faisait encore jour, mais très vite il a fait nuit et on pouvait voir les danseurs se refléter dans la verrière. Beaucoup de couleurs, de rythmes latins, pas de doute, nous sommes bien en Espagne.
Je n'ai jamais lu Don Quichotte de Cervantés, un grand classique pourtant, donc j'étais assez perdue dans l'histoire. Heureusement, mon voisin, féru admirateur de danse classique, a profité de la deuxième entracte pour me parler de Don Quichotte, sa Dulcinée, et des amours de Kitri et Basilio; du transfert de savoir en danse classique entre Cuba et l'URSS, Marius Petipa et la danse en général. Bref, un vrai cours digne de ceux de Carole Bouquet. En quelques minutes, je venais d'apprendre que le Ballet National de Cuba et Alicia Alonso, l'ex ballerina assoluta aveugle, maintenant chorégraphe, sont de véritables institutions, plus encore que les cigares ou le Cuba Libre.
Le troisième acte fut époustouflant, encore plus avec mes jumelles et les applaudissements et "bravos!" à la hauteur de la performance de la troupe cubaine. Dommage qu'il était interdit de garder un souvenir ...
Mon voisin disait qu'on entend souvent que le temps de danse classique est révolu mais les places étaient complètes et ce depuis la quinzaine de jours qu'ils dansaient.
Plus d'infos: Les étés de la danse, jusqu'au 3 août, c'est à dire: dépêchez vous!!
Bon plan pour les places: Billet Reduc
NB: la seule chose un peu décevante réside en l'absence d'un orchestre sur place, mais on oublie rapidement ce détail.
17:20 Publié dans Considérations de nana | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ballet classique, Ballet National de Cuba, Eté de la Danse 2007, Culture
28/07/2007
Rattrapages
Je me réjouis de revenir à la civilisation, et j'en profite:

De la nourriture saine et délicieuse: des makis et california rolls, parce que finalement j'aime le poisson cru à petite dose et bien préparé; Un bon film d'animation: Persepolis, et la surprise de voir Vienne en noir et blanc; et une expo parisienne pour confirmer que je commence à aimer différents styles artistiques.
A quand la prochaine?
19:20 Publié dans En images | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Gourmandise, culture, cinéma
08/06/2007
Les filles d'Heva
A la vue du titre de ce livre, j'ai d'abord cru à une orthographe exotique du nom d'Eva, première femme du nom, mais à la lecture du livre, j'ai compris qu'il y avait pas d'erreur.
Filles d'Héva racontent trois siècles de la vie des femmes à l'île de la Réunion, c'est à dire du début du peuplement de l'île à presque nos jours. Autant dire que je suis contente d'avoir lu ce livre car j'avais de sérieuses lacunes sur ma propre culture!
On y apprend le pourquoi du peuplement de l'île Bourbon, les débuts idylliques, puis les contraintes de rendement minimum imposées par la Métropôle à chaque habitant. Le livre brosse le portrait de différentes générations de femmes, de leur éducation etc. sans oublier un sujet fondamental: l'esclavage (et le marronnage).
Ca se lit comme un roman, et c'est instructif comme un livre d'histoire, surtout qu'il est très bien illustré d'exemples et malheureusement pas assez de gravures ou images.
J'ai plein de questions à poser à ma grand mère ...
18:05 Publié dans Je peux être sérieuse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Culture, Ile de la Réunion
25/05/2007
Pause Culture
Je ne suis pas très sensible au stylisme des pubs mais plutôt à leur musique. Autant dire que j'ai tout de suite accroché avec cette pub du parfum Classique:
Cela faisait une semaine que je cherchais quel était cet air d'opéra très connu, je viens de trouver la réponse: il s'agit de "Nessun Dorma" issu de Turandot, opéra de Giacomo Puccini (immense compositeur italien, auteur notamment de Madame Butterfly, La Bohème et Tosca).
Après "Casta Diva" utilisé dans une précédente pub, Jean Paul Gauthier prouve une fois encore que l'opéra, c'est hype ...
11:40 Publié dans En images | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nessun dorma, Turandot, Culture
12/02/2007
The real good German
L’Allemagne, enfin Berlin revient au goût du jour: c’est la Berlinale Filmfest, Brad et Angelina ont acheté un loft dans l’ex Berlin Est, et Soderbergh sort son « Casablanca » sous fond de Berlin ravagé par la seconde guerre avec comme titre « The good German ». Parce que oui, l’un n’empêche pas l’autre, on peut être allemand et gentil.
Parmi tous les films à l’affiche, j’ai choisi d’aller voir La vie des autres. J’avais loupé Requiem, pas question de passer à côté de celui là. Le ciné allemand me donne l’impression d’être plus réaliste, plus authentique. Ca change de toute la flopée de biopics ou d’adaptations de romans.
Ici, pas de vision manichéenne : il n’y a ni héros ni méchants. L’histoire se passe en RDA ou DDR en 1984 (on peut y voir un clin d’œil orwellien). Le Glasnost n’est pas encore d’actualité et l’Etat, le Partei, contrôle tout. A coté le Watergate, c’est de la rigolade.
Une scène d’interrogatoire ouvre le film, on y apprend qu’après 48h, l’interrogé, épuisé, fini par se trahir. C’est mathématique, statistique. Parce que l’Etat sait tout. Enfin, il aimerait.
Ainsi quand le ministre de la culture Hempf se met à avoir des soupçons sur un couple de bobos célèbres soit disants linientreu, elle comédienne de théâtre et lui écrivain, il les fait mettre sous écoute par des agents de la Stasi ou Staatssicherheit, organisation chargée de repérer les Klassenfeinde. A l’époque, c’était courant d’avoir un Stasi-Nachbarn, membre officiel ou non qui dénonçait ses voisins. Un chasse aux sorcières à l’envers.
Deine Karriere ist vorbei. Ta carrière est foutue. La phrase du film. Comme le Partei possède le pouvoir de décider qui joue, qui met en scène, qui écrit sur les planches est-allemandes, la comédienne Christa Maria devient la maîtresse du ministre, histoire de protéger ses arrières. Elle pense à son public. Et pensant que son appartement n’est pas truffé de micros, son copain Georg mijote quelque chose avec ses amis intellectuels subversifs. L’agent de la Stasi Wiesler, lui, prend son rôle très à cœur, et au fil de ses écoutes, il découvre Brecht, Beethoven et il s’humanise. Tellement que la vie de ces autres devient aussi importante que la sienne. Mais il y a trop de personnes qui savent, il y a des carrières en jeu et forcément, de la trahison dans l’air.
Cette vie des autres est incontestablement un bon film, à tel point que je voulais crier bravo et merci quand le générique de fin a commencé. Bravo parce qu’après Goodbye Lenin et Sonnenallee, le cinéma allemand ne cesse de me plaire et m’étonner. Merci, parce que c’est réaliste. Il y a de bons allemands. Et pas besoin des Américains pour le savoir.
Bande son: Die Sonate vom Guten Menschen , Beethoven.
PS: si vous comprenez pas les termes en allemand, n'hésitez pas à demander ...
09:15 Publié dans Je peux être sérieuse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Das Leben der Anderen, Guerre froide, Culture, cinéma
08/06/2006
Q-lture
A choisir entre un beau mec et un mec cultivé (avec du charme), je choisis ... le deuxième.
Sans mentir.
La semaine dernière, je parlais à une target d'un ballet et il m'a sorti "c'est quoi déjà ?". Je dois être snob, hautaine, tout ce que vous voulez, mais directement il est devenu intargetisable (ou pas "bankable", j'adore cette expression). Je suis du genre pipelette, et j'aime parler de ce que j'aime dans la vie : films, musique, sujets sérieux aussi etc. Et en ce moment, avec ma "boulimie" de culture, j'ai besoin de partager ce que je vois ici. J'ai pas dit qu'on doit forcément avoir bac+5 pour me plaire, pas du tout, mais un minimum de culture.
Le physique, c'est pas tout ...
Et vous, quel serai votre choix ?
12:25 Publié dans Considérations de nana | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Culture
01/03/2006
Une française à Vienne épisode 2
- Mode tourist on -
Mardi 21, après un copieux petit déj (nutella salvateur), nous partons armées de notre Routard et autre guide vers le centre ville. Cette fois, nous prenons le métro pour arriver au bon endroit (en fait, c’est tout con mais quand on ne connaît pas …).
Nous arrivons devant l’opéra, où se prépare l’opernball (le bal de l’opéra), puis il y a l’Albertinaplatz, d’autres places, et enfin la Michaelerplatz, où se trouve l’entrée du palais impérial des Habsbourgs. Premier musée : la collection d’argenterie impériale (trop long), puis le musée Sisi (oui Sisi, et pas Sissi). Et là c’est le drame : un mythe s’écroule, en fait Sisi n’était pas du tout comme cela est montré dans le film avec Romy Schneider : méchante, égoiste, obsédée par son image, sa beauté, dépressive etc. Puis on découvre les appartements impériaux (j’adore ce genre de visite), et l’on s’imagine à leur époque, comme on imagine les exercices que faisais Elisabeth pour rester mince (dommage qu’on ne puisse pas prendre de photos).
Je ne vais pas tout développer ici, ça vous ennuierait plus qu’autre chose, je pense.
Ma sœur et moi avons testé la sachertorte au café Sacher, nous sommes rentrées voir la boutique de Demel, et nous sommes assisses au café Central (j’aime bien l’ambiance, surtout avec le piano en fond).
Nous avons visité la maison de Freud (visite décevante, pas assez vivante), celle de Mozart (où il a composé les Noces de Figaro et a passé ses 3 meilleures années pour son art et sa vie en général), ainsi que la Haus der Musik (maison de la musique, musée sur plusieurs étages très bien fait, et très complet quand comme moi on ne connaît rien au classique).
Par contre, à part les gâteaux, nous n’avons pas vraiment essayé la cuisine locale (j’ai le temps pour ça).
Pour la dernière soirée avec ma sœur, nous sommes allées faire du patin à glace sur l’énorme patinoire devant l’hôtel de ville (Wiener Eistraum). Nous n’étions pas là pour la performance (beaucoup avaient l’air super entrainés), et nous nous sommes bien amusées. C’était magique, féerique de patiner de nuit, dans ce cadre.
Depuis le départ de ma sœur, vendredi dernier, j’ai continué mes balades dans la ville (malgré le froid et la neige), et je suis allée voir des collections de peintures impressionnistes et expressionnistes autrichiennes (j’accroche moyen).
Il y a beaucoup de choses à voir ici quand on aime l’architecture, l’art, et la musique car beaucoup d’artistes importants ont vécu à Vienne, et même si ce n’est pas mon cas, j’essaie de m’ouvrir un peu.
Aussi, il y a énormément de parcs, aussi bien devant les palais qu’ailleurs, et je pense que la ville sera encore plus belle au printemps, donc je réserve certaines visites incontournables pour cette période (période à laquelle ma mère et ma sœur viendront me visiter).
20:25 Publié dans Ich bin eine Wienerin (archives) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Culture
13/11/2005
Un long we ...
vendredi matin: pendant que j'essaie de dormir dans mon TGv se trame un évènement de la plus haute importance : ma soeur m'a acheté un top de Stella ... un de ceux que j'avais repéré. (je l'ai essayé tout à l'heure, j'adore). St Robbie merci !!
midi : arrivée à Grenoble. au programme des deux jours : blabla entre filles, balade vers la bastille : le temps est couvert mais le paysage reste très beau : les Alpes en arrière plan, la belle couleur de l'Isère, les toits ...

en plus il ne fait pas trop froid (merci pashmina et manteau Jackie K, et pas besoin de mettre du blush). samedi, glande et blabla entre filles encore. balade-shopping en ville. ville très sympa (et plein de boutiques)
ce matin, retour sur Paris. direction les Champs et plus particulièrement le Grand Palais pour l'expo "Vienne 1900" sur les peintres autrichiens Klimt, Moser, Schiele, Kokoschka appartenant au mouvement de la Sécession.

j'aime beaucoup la peinture, mais j'ai toujours été branchée impressionnisme (Renoir, Cézanne et Toulouse Lautrec), et Van Gogh, donc ce genre m'était inconnu. mais c'est bon de sortir un peu des sentiers battus. je dirais pas que c'est trancendant, j'ai bien aimé, même si le style est spécial : beaucoup de nus, et des angles vifs, et l'absence de perspective sur certains tableaux me gênait un peu.
en tout cas, j'ai réalisé qu'en partant à Vienne, j'allais débarquer dans un capitale culturelle très importante. très belle expo, beaucoup de monde. en sortant, j'ai apercu les vitrines de Chanel, Dior, Nina Ricci et Courrèges ... mais pas eu le temps de m'y attarder.
encore un we qui sera passé trop vite. mes affaires sont rangées, et une nouvelle semaine va commencer. surtout que la semaine qui arrive va me ruiner ... (et il faut que je trouve une idée de cadeau pour ma soeur vu que ma mère a ruiné ma surprise).
19:40 Publié dans En balade | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Culture, Jugendstil, Sécession












