17/04/2008

The new deal

Ce weekend encore, je lisais un descriptif de la version 2008 des gamme de produits anti-cellulite (ou "anti-cul"), articles qui viennent en général entre le "spécial maigrir" et le "spécial maillots", la vie est un éternel recommencement, et en gras et grosses lettres sont tombées ces phrases, comme des sentences: "Une alimentation équilibrée, une pratique sportive -et je sais plus quoi- améliorent l'efficacité du produit".

Et j'ai réfléchi.

Premier constat: La semaine dernière a sonné le glas d'une alimentation raisonnée. J'ai maintenant la preuve qu'un homme peut passer une semaine sans manger un seul aliment vert ou de couleur (le ketchup ne compte pas). Et moi avec, du coup.

Second constat: Je ne peux plus prétendre au qualificatif "sportive", et je regrette de m'être trop vantée de mes précédents "exploits" puisqu'on me demande régulièrement: "alors, prochaine course?" (mouches qui volent).

Dernier constat: L'homme en question qui me glisse gentiment un "y a du relâchement". LE coup fatal.

Bref, il fallait réagir. Et vite.

Alimentation: facile. Suffit de forcer un peu plus sur les fruits et légumes, en glisser dans le frigo du Brun ni vu ni connu, et surtout éviter l'ami américain et ses burgers (de la mort).

Sport: pas si facile. Je manque de motivation et je suis rouillée (une séance de natation = une journée de courbatures). Pas gagné. J'ai proposé d'aller courir à plusieurs. Une copine: "je me trouve trop grosse, mais pas maintenant". Le Brun (ex-adepte du sprint): "ok, mais pas longtemps".

Heureusement qu'à Paris, y a toujours des coureurs dans les parcs ...

22/10/2007

A toutes jambes

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Un temps froid, performance moyenne (1h02, petite déception mais fierté d'avoir terminé la course), je suis un peu passée à côté du premier tiers de la course (une inscription en club est à méditer pour m'habituer à courir avec d'autres personnes). Mais c'était une première fois très agréable: Une très bonne organisation, de la convivialité parmi les coureurs, de l'admiration dans les yeux des spectateurs. Je me sens encore toute petite à côté des marathoniens. Le sport, c'est aussi de la remise en question.

08/10/2007

Le challenge du mois

1f54bf1b43b26c8e4d307c6031ad6592.jpgL'été dernier, influencée par mes collègues et par la Golden League, j'avais émis l'hypothèse de participer à un évènement sportif à l'automne. Je n'en ai parlé qu'à peu de personnes, on était en août et je faisais une pause. Puis septembre est arrivé, et j'ai recommencé à courir, histoire de tester mes capacités, et voir surtout si c'était possible d'arriver à quelquechose en 6 semaines. 6 semaines, c'est court mais long à la fois.

Le résultat a été concluant et la semaine dernière, je me suis inscrite pour une course de 10 km, pendant que d'autres en feront une quarantaine (mon but à long terme).

En soi, 10 km, ce n'est pas l'Everest mais il y a un an à peine, je ne courais même pas; et il a quelques mois encore, je ne courais "que" 6 km. C'est donc un défi que je me lance, et une façon d'occuper mon esprit de façon positive.

Mon but est honnête: plutôt que de vouloir faire à tout prix un classement, je préfère faire une performance (je vois pas l'importance d'être dans les 50 premiers si tout le monde fait la limace). Je veux passer sous la barre des 1h, voire sous la barre des 50 minutes. Faisable en considérant mon rythme actuel. Voilà comment je veux passer dans la cour des grands...

En attendant la date fatidique, le 21, je me suis préparé un programme très marrant et facile à suivre: 2 séances par semaine de 8km de course à pied (un aller-retour dans mon merveilleux village), 1 séance de natation (1,5 km, as usual) et plus important 1 séance plus longue de course à pied le dimanche autour des merveilleux étangs de mon village.

J'ai très vite compris que le mental est primordial, il dirige mes jambes et pas l'inverse. Et je comprends mieux tous ces interviews entendus lors de la GL. Ca ne sert à rien de s'entrainer si on est mal conditionné.

Il ne manquait plus que prendre la bonne tenue: mes chaussures de trail, un corsaire, une brassière et un top en synthètique.

Allez, je vais scanner mon certificat médical ;)

16/03/2007

Shoot the runner

Depuis 18 mois, je change régulièrement de personnage. Telle un Chaméleon, la tâche est répetitive: m'adapter à ma nouvelle situation pour m'intégrer au paysage. Quand on regarde, c'est amusant de changer de vie. J'aime me dire que je peux être capable de vivre en ville comme à la campagne, au Nord comme au Sud. Je me suis vite fait à mon nouveau cadre de vie, plutôt simple et minimaliste car moins consumériste.
Mais malgré 2 mois passés ici, je dénote toujours. On sent que ce n'est (plus)pas mon habitat naturel.

J'accuse:

- ma voiture. Immatriculée dans un département inconnu ici. C'est très pratique pour la retrouver sur un parking mais peu discret pour le camouflage.

- mon attitude. Je m'obstine à aller au supermarché avec mon sac réutilisable, non, je n'ai pas besoin d'un énorme cadis pour moi seule. Je ne connais (toujours) pas le nom des stations de ski à proximité, ni le nom de toutes les spécialités du coin. Mes collègues ont encore en mémoire ma mine effrayée en apprenant que le cinéma le plus près est à 40 minutes. J'ai appris à connaitre les routes, indispensable. Et je passe toujours pour une extraterrestre quand je cours, pourtant n'est ce pas le sport le plus simple qui soit?

- Et si on ne m'a pas repéré avec ma voiture, le look s'en charge. Surtout quand je fais mes mélanges improbables dont j'ai le secret.


J'vous assure, je fais des efforts.

08/02/2007

We are all made of stars

Très jeune, je me suis mise à détester le sport. Parce qu’on ne faisait que des sports « co » et que je ne suis pas « co » du tout, que j’étais souvent choisie en dernière et ainsi, j’étais mauvaise (seules exceptions : le bad, la marche et le cross au collège/lycée).

Et un beau jour en Term’, une mouche m’a piqué et je me suis mise à une activité sportive régulière (squash et natation). Pendant les deux ans qui ont suivi, j’ai fait quelques trucs par ci, par là, mais rien de sérieux.

Jusqu’à ce qu’une amie me fasse découvrir les cours de sport proposés à mon école, avec une petite prof super dynamique et motivante. S’en ai suivi un semestre de fitness, de step, de natation (je vais à la même piscine depuis une quinzaine d'années). Je me souviens du trek qui a suivi cet été là : je n’avais jamais été aussi en forme. Non seulement, je commençais à aimer le sport mais j’avais aussi fait la paix avec mon corps. Depuis, je m’efforce chaque semestre de trouver un sport qui colle avec le lieu où j’habite et de ce qui se trouve sur place (Natation à Vienne et chez mes parents, sport avec une prof à l’école etc.). Parce que ça me fait du bien et ça fait maintenant partie de mes réflexes beauté. Le seul truc, c'est me remotiver chaque semestre, car chaque semestre, les repères changent.

La semaine dernière, j’avais repéré un petit étang pas très loin de chez moi, en bas du village. Et si je me mettais à la course à pied ? * Une amie m’a dit : « tu prends un point de repère, tu te fixes un objectif et surtout, tu n’oublies pas de souffler ».

Je suis partie baladeur à la main, écouteurs aux oreilles, trop vite, je pars toujours trop vite. J’ai ralenti, envisagé l’étang. « 5 tours, on va faire 5 tours ». L’église en hauteur me donne l’heure. Les gens me regardent bizarrement « t’as jamais vu quelqu’un qui court ?». L’important, ce n’est pas le temps mais l’objectif. Comme pour la natation, y aller progressivement. Une trentaine de minutes, 5 tours d’étang, quelques arrêts et étirements plus tard, je remontais chez moi triomphante.

Bon, d’accord je n’ai pas eu mon orgasme d’endorphines, mais qu’est ce que j’étais fière …   

* Ca vous rappelle rien?

07/05/2006

L'effet Dimanche

J'arrête de parler de mon régime, mais je ne l'arrête pas.

J'arrête de dépenser pour un moment, j'économise pour Paris dans un mois. De toute façon, je n'ai besoin de rien dans l'immédiat.

J'arrête de faire ma difficile.

J'arrête de parler avec des gens qui m'énervent. Comme mes voisins français.

J'arrête de prendre des décisions à la légère, comme :"je cours le marathon l'année de mes 25 ans".

N'empêche, rien qu'une fois dans ma vie ... ça doit être quelquechose d'énorme. Pour ta force intérieure (et extérieure). J'ai vu l'arrivée ce matin, et y a de quoi être fier. Tous ces inconnus qui t'acclament en plus. J'ai 4 ans pour m'entraîner ... me dites pas que c'est impossible, rien n'est impossible, tout est dans le mental et j'étais pas mauvaise en endurance avant, hein Kat. Reste plus qu'à trouver un coach mignon pour me motiver ... rooh je blague.