17/01/2008
Lust Caution: le film
Au départ, il y a un cinéaste: Ang Lee. Une de mes rares valeurs sûres (j'avais beaucoup aimé Ice Storm, Raisons et Sentiments, Tigre et dragon, Brockback Mountain, tous de styles très différents), capable alors de me sortir de mon inactivité cinéma des derniers mois.
Ensuite, il y a la trame de fond, la guerre sino-japonaise (faits historiques relatés en partie par le roman La Joueuse de Go, relu pour l'occasion) qui promettait un retour intéressant au film historique.
J'ai lu en diagonale la critique de Télérama et boudé Into the wild, encensé par mon entourage.
Et encore une fois, je n'ai pas été déçue. Un cocktail vengeance, amour, sacrifice, trahison, culpabilité, patriotisme. Beau jeu d'acteurs (et leurs jolies robes chinoises), superbe reconstitution du Hong Kong et Shanghaï de l'époque, et surtout l'histoire qui reste captivante malgré la longueur du film. Bonus: on a même le droit à des démonstrations de parties de jambes en l'air (ou pas) très acrobatiques.
Bref, encore un coup de maître.
19:55 Publié dans Je peux être sérieuse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, Lust Caution
28/07/2007
Rattrapages
Je me réjouis de revenir à la civilisation, et j'en profite:

De la nourriture saine et délicieuse: des makis et california rolls, parce que finalement j'aime le poisson cru à petite dose et bien préparé; Un bon film d'animation: Persepolis, et la surprise de voir Vienne en noir et blanc; et une expo parisienne pour confirmer que je commence à aimer différents styles artistiques.
A quand la prochaine?
19:20 Publié dans En images | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Gourmandise, culture, cinéma
26/06/2007
Deception point
Entre la finition de mon rapport de stage - un vrai bijou - et deux averses - Nivea et Cie font fortune avec leurs autobronzants, j'ai profité de la fête du cinéma pour voir deux films présentés à Cannes: Zodiac et Ocean's thirteen.
Si j'ai bien aimé le premier (j'ai trouvé un petit air de ressemblance avec le JFK de Oliver Stone), j'ai été déçue par l'autre. Les deux premiers étaient très drôles, bien ficelés etc. mais là, c'est juste du pur produit marketing (90% de marketing et 10% de scénario, voire moins).
Ces temps ci, je ressors souvent déçue du cinéma. A croire que mes goûts changent, ou que l'année n'est pas bonne.
Je commence à comprendre que les sites comme (feu) Showstash se multiplient.
Heureusement, il y aura toujours les valeurs sûres.
17:15 Publié dans Quand je serai grande | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
18/06/2007
Ogrement bon

Fidèle à mon goût pour les films d'animation (et non pas dessins animés, nuance), je me suis laissée tenter par Shrek le troisième. Ca reste amusant mais j'en suis ressortie un peu déçue, à croire que ce n'est pas l'année des trilogies (Spidey et Pirates étaient assez bof aussi, merci Showstash).
Mais comme toujours, j'ai beaucoup aimé la bande son. Ma mention spéciale va à Eels, qui signent ici deux titres: Royal pain et Losing streak (après une participation aux deux précédents épisodes avec My beloved monster et I need some sleep).
Mais j'ai aussi beaucoup apprécié la présence de la voix de Damien Rice, Wolfmother et Matt White.
Ca changera des Chansons d'amour que j'écoute en boucle depuis une semaine!
NB: Et une autre mention à la page myspace.
15:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique
28/05/2007
Après elle, dans Paris
Vendredi soir, plutôt que ma "Madeleine" sur Canal et les Pirates, j'ai préféré des acteurs français. J'avais repéré Louis Garrel depuis longtemps, depuis The Dreamers en fait, mais j'avais boudé ses derniers films qui ne me disaient rien. C'est risqué d'aller voir un film français, je trouve. Et une comédie musicale, c'est carrèment casse gueule.
Mais il faut savoir prendre des risques.
Et (bien sûr), mon intuition était bonne.
J'ai beaucoup aimé: les textes des chansons très bien écrits (Alex Beaupain), le jeu des acteurs, et surtout de Louis Garrel et de Grégoire Leprince-Ringuet (adorables tous les deux). A mes yeux, Christophe Honoré a réussi à ne pas tomber dans le pathos (je n'ai pas versé une larme), et à faire quelquechose de léger.
Ca vaut le coup de prendre des risques. A quand les Amants réguliers?
EDIT: en y repensant, c'est typiquement le genre de films que j'aime voir et revoir.
10:25 Publié dans Je peux être sérieuse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
21/03/2007
Human after all
D'habitude, j'aime les films d'Ozon même s'il n'est jamais tendre avec les femmes; en plus Télérama et Libé avaient écrit de bonnes critiques de ce film ... mais je n'ai pas aimé Angel. Je m'attendais à un film corny, d'ailleurs le trailer donnait plus envie que le nouveau Minghella, alors que Dieu sait que j'avais adoré le Patient Anglais et Cold Mountain. Je l'ai trouvé détestable cette Angel, j'étais presque heureuse de sa déchéance. Ozon a t'il fait exprès de dresser ce portrait détestable? Est ce là de la mysogynie? Cela m'a presque donné envie de lire le roman d'Elisabeth Taylor.
L'autre ange déchu, c'est Brad Pitt. Les posters dans ma chambre d'ado, c'était lui. Epoque Gwyneth, puis Jennifer. Puis Brad m'a déçu, montrant qu'il n'était que humain après tout. Et aujourd'hui, il n'est même pas capable d'empêcher sa copine d'adopter des enfants. Je n'en pense pas du bien de cette histoire. Parce que leur histoire est à des lieux d'un Holy Lola, et qu'ils feraient mieux d'utiliser leur célébrité de façon plus éthique. Ils ont choisi le côté obscur ... Ca me rappelle un autre trailer.
11:05 Publié dans Considérations de nana | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
12/02/2007
The real good German
L’Allemagne, enfin Berlin revient au goût du jour: c’est la Berlinale Filmfest, Brad et Angelina ont acheté un loft dans l’ex Berlin Est, et Soderbergh sort son « Casablanca » sous fond de Berlin ravagé par la seconde guerre avec comme titre « The good German ». Parce que oui, l’un n’empêche pas l’autre, on peut être allemand et gentil.
Parmi tous les films à l’affiche, j’ai choisi d’aller voir La vie des autres. J’avais loupé Requiem, pas question de passer à côté de celui là. Le ciné allemand me donne l’impression d’être plus réaliste, plus authentique. Ca change de toute la flopée de biopics ou d’adaptations de romans.
Ici, pas de vision manichéenne : il n’y a ni héros ni méchants. L’histoire se passe en RDA ou DDR en 1984 (on peut y voir un clin d’œil orwellien). Le Glasnost n’est pas encore d’actualité et l’Etat, le Partei, contrôle tout. A coté le Watergate, c’est de la rigolade.
Une scène d’interrogatoire ouvre le film, on y apprend qu’après 48h, l’interrogé, épuisé, fini par se trahir. C’est mathématique, statistique. Parce que l’Etat sait tout. Enfin, il aimerait.
Ainsi quand le ministre de la culture Hempf se met à avoir des soupçons sur un couple de bobos célèbres soit disants linientreu, elle comédienne de théâtre et lui écrivain, il les fait mettre sous écoute par des agents de la Stasi ou Staatssicherheit, organisation chargée de repérer les Klassenfeinde. A l’époque, c’était courant d’avoir un Stasi-Nachbarn, membre officiel ou non qui dénonçait ses voisins. Un chasse aux sorcières à l’envers.
Deine Karriere ist vorbei. Ta carrière est foutue. La phrase du film. Comme le Partei possède le pouvoir de décider qui joue, qui met en scène, qui écrit sur les planches est-allemandes, la comédienne Christa Maria devient la maîtresse du ministre, histoire de protéger ses arrières. Elle pense à son public. Et pensant que son appartement n’est pas truffé de micros, son copain Georg mijote quelque chose avec ses amis intellectuels subversifs. L’agent de la Stasi Wiesler, lui, prend son rôle très à cœur, et au fil de ses écoutes, il découvre Brecht, Beethoven et il s’humanise. Tellement que la vie de ces autres devient aussi importante que la sienne. Mais il y a trop de personnes qui savent, il y a des carrières en jeu et forcément, de la trahison dans l’air.
Cette vie des autres est incontestablement un bon film, à tel point que je voulais crier bravo et merci quand le générique de fin a commencé. Bravo parce qu’après Goodbye Lenin et Sonnenallee, le cinéma allemand ne cesse de me plaire et m’étonner. Merci, parce que c’est réaliste. Il y a de bons allemands. Et pas besoin des Américains pour le savoir.
Bande son: Die Sonate vom Guten Menschen , Beethoven.
PS: si vous comprenez pas les termes en allemand, n'hésitez pas à demander ...
09:15 Publié dans Je peux être sérieuse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Das Leben der Anderen, Guerre froide, Culture, cinéma
16/11/2006
C'est pas bien gai tout ça ...
Hier soir encore, je suis allée au ciné. Promis même si j’ai envie de voir comment se débrouille le nouveau Bond avec la petite française, je m’arrête pour quelques semaines.
On n’est pas beaucoup dans la salle, peut être parce que c’est mercredi, que le film vient de sortir, que c’est en version originale et que les gens n’aiment pas lire les sous-titres. J’avais un peu peur qu’on ne voit que Brad Pitt et Cate Blanchett, mais j’avais vu ses deux précédents films et Cannes l'a primé donc je me suis laissée tenter.
On comprend très vite pourquoi le titre s’appelle Babel, cette tour que voulaient construire certains utopistes pour qu'une seule et unique langue soit parlée sur Terre. Mais Dieu n'était pas de cet avis ...Ici, on voit bien en 3 lieux différents (et presque 6 langues) qu’il y a des problèmes de sur communication avec les médias, mais aussi de sous communication entre les hommes: ils ne s'écoutent pas, ils ne s'entendent pas. Ce film évoque ltrès bien a peur de l’inconnu, les préjugés, le fait que les informations sont déformées.
Comme dans ses précédents films, on situe l’action dans 3 lieux différents avec un petit décalage pour mieux montrer les relations de cause à effet. Le battement d’aile du papillon peut provoquer un raz de marée aux Etats-Unis. Comme toujours, le réalisateur va un peu trop dans l'extrème (rien de pire ne peut leur arriver j'ai l'impression) et la mise en scène fait qu'on ne reste pas tranquille sur son siège.
Mais après ça, tu positives encore plus et tu relativises.
12:45 Publié dans Je peux être sérieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
13/11/2006
Midterms
En ce moment à l’école, ce sont les « midterms » et toute ressemblance avec le campus de Camden décrit dans « The rules of attraction » serait vraiment fortuite. La bibliothèque est bondée de l’ouverture jusqu’à la fermeture, les « petits jeunes » stressent comme pas possible et les filles sont moins nombreuses au cours d’aérobic. Bref ça ne parle plus chouille mais révisions.
A la mi-novembre, je commence à compter les we qui me séparent de mon anniversaire et je profite des derniers jours de calme avant la tempête « noël ». Pas de dépression saisonnière, au contraire le moral est au beau fixe. Cela fait une semaine que je n’ai pas bu une goutte d’alcool (record battu) mais ma Terre ne s’est pas arrêtée de tourner depuis la rentrée. J’ai étrenné mes dernières tenues avec mes bottes de 7 lieux & j’ai repéré une paire de chaussures très sympas (cadeau de noël de Maman): il n’y rien de mieux à mon moral que de réaffirmer ma féminité et de la draper dans un beau et chaud manteau ;
Mes rêves ne montrent aucun signe d’angoisse, peut être parce j’aime faire des pauses quand je révise. Vendredi, je décrivais mon programme du we à une amie et à elle de répondre : « à Paris ? ». Non, mais c’est là que vivre dans une grande ville me manque: le musée des Beaux Arts m’a paru glauque, la cathédrale n’a rien à envier au Stefansdom, et la pièce de théâtre vue samedi soir était un peu trop amateur. A Vienne, on trouvait toujours un Eissalon ou un Café après l’opéra …
Mais heureusement, l’actualité en salles est très réjouissante et je remercie ma banque qui me permet d’aller voir tous ces films à des prix sympas.
11:35 Publié dans Ma vie d'étudiante (archives) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
10/10/2006
An inconvenient truth
" Si vous aimez votre planète, si vous avez des enfants, ce film est à voir absolument".
Des enfants, je compte en avoir (3, j'ai même une idée pour les prénoms) et j'aime ma planète (la preuve: mon orientation professionnelle; cf ici, donc je pense aller voir ce film *.
J’ai vu la bande annonce à plusieurs reprises, notamment lorsque le film a été présenté au dernier festival de Deauville; et comme beaucoup, j’ai été étonnée de voir l’engagement qu’avait pris Al Gore pour la lutte contre le réchauffement climatique (j’en parlais déjà là). Quand on pense qu’il a failli être président d’un des pays qui émet le plus de CO2 … Et si Lionel faisait pareil en France ? ;)
Vous aurez peut être vu dans votre cinéma que des prospectus concernant le film était disponible (ainsi que des brochures dans des magazines ciné), tout d’abord, pour faire la promo du film (naturellement), mais aussi au verso pour rappeler des règles de bases pour réduire nos émissions de dioxyde de carbone (CO2). Le CO2 est -pour rappel- un des principaux gaz à effet de serre, gaz qui sont responsables du changement climatique (ou global warming en anglais).
Je rappelle ici les 10 règles très simples :
- Changez d’ampoules pour un modèle à basse consommation
- Laissez votre voiture au garage
- Recyclez davantage
- Gonflez correctement vos pneus
- Limitez votre consommation d’eau chaude
- Refusez les emballages surabondants (qui augmentent vos ordures)
- Réglez vos thermostats à une température adaptée (évitez le surchauffage)
- Plantez un arbre (qui absorbera à lui seul 1 tonne de CO2)
- Eteignez vos appareils éléctriques (quand vous ne vous en servez pas)
Et vous, vous faites ça ?
* Une vérité qui dérange, 11 octobre au cinéma
Plus d’infos sur www.criseclimatique.fr et www.defipourlaterre.org
13:50 Publié dans Je peux être sérieuse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, changement climatique











