17/06/2006
Pauvre petite fille riche
Vienne, 1770. Marie Thérèse, dame de fer assure la stabilité des Habsbourg en mariant ses enfants. Ainsi, sa seizième enfant, Marie Antoinette, presque 15 ans, est promise au dauphin français.
Ce n'est qu'une enfant et on lui demande d'oublier l'Autriche, sa patrie. Elle se retrouve un peu paumée à Versailles, où l'étiquette lui parait ridicule. "Ceci, Madame, est Versailles". Elle préfère les chaussures, éventails et autres à la politique. Elle se forge un groupe de copines qui l'a font bien rire, oubliant le protocole. Bref, c'est une ado comme les autres. Sauf qu'elle est la dauphine de France et que sa mère lui fait pression régulièrement par courrier, lui rappelant l'instabilité de sa situation si elle ne devient pas mère. Mais son maladroit de mari est plus intéréssé par les serrures. Pas de bol.
Ce sont deux grands maladroits et ils n'ont même pas le droit à une période d'essai. Embauche directe. L'argent est dilapidé, entre le jeu, les folles dépenses, et les mauvaises décisions; on sait comment ça finira ...
J'ai cru reconnaitre une Sissi en Marie Antoinette. Une jeune fille propulsée dans un univers hostile, où elle doit mûrir plus vite que la moyenne, parce qu'ayant de grandes responsabilités. Elle voudrai s'amuser comme les jeunes filles de son âge, mais non. Sofia Coppola signe un film girly. L'histoire pourrait être transposé de nos jours dans un lycée : les cancans, les clans, les soirées, les amourettes etc. Le film donne faim (sacré budget patisserie), soif; envie de revoir Versailles, son petit Trianon, son hameau (chapeau pour les décors et les costumes aussi). Bref, comme toujours avec Sofia, j'ai aimé, je me suis reconnue, et je l'a plains.
Pauvre petite fille riche.
12:35 Publié dans Je peux être sérieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marie Antoinette, cinéma, Coppola











