04/11/2007

Mise au point

Des évènements récents m'ont montré que l'image que l'on donne à travers son blog n'est parfois qu'une parcelle de la réalité. Après tout, chaque personne est dotée d'une personnalité complexe et on en dévoile qu'une partie en écrivant.

Aussi, je ne serais pas étonnée d'apprendre que mes lecteurs me trouvent (parfois) (légèrement) superficielle. J'écris ce blog depuis maintenant 2 ans, et j'apprécie pouvoir livrer ici quelques plaisirs simples de la vie plutôt que de reprendre des sujets que l'on retrouve en allumant la télé, la radio ou en ouvrant le journal (sujets que je préfère lire sur d'autres blogs, à vrai dire, d'autres en parlent mieux que moi).

Et puis, avec un nom de blog comme le mien, je me vois mieux parler de petits bonheurs plutôt que de tragédies ;)

21/07/2007

I (heart) Harry

53dee4208c11b096653a6a176813b921.gifL'évenement de la journée, ce n'est pas le mariage de ma cousine, mais la sortie du dernier tome d'Harry Potter. D'ailleurs, à l'heure où vous lisez ces lignes, mes cousins irlandais sont sûrement en train de finir le livre sur les bancs de l'église.

Je ne suis pas une fan de la première heure. Ma première réaction a été de dire que c'était un livre pour les enfants, énervant ainsi une intello de ma classe de première. Le fait de voir ma cousine, de 5 ans ma cadette, le lire n'arrangea rien à l'époque.

Et un jour, en terminale, on m'a convaincue et je suis repartie de chez des amis avec les 3 premiers tomes, en français pour commencer. Je les ai dévoré, j'en voulais plus.

Le début de la fin a été la sortie du tome 5. J'avais fait entre temps l'acquisition des tomes précédents en anglais, et ce livre m'a sauvé du blues de la fin de ma première année d'études. J'ai bien évidemment adoré ce bouquin, je trouve d'ailleurs qu'ils sont de plus en plus géniaux, plus matures. Comme toujours, je n'aime pas tout le tapage marketing qu'il y a autour; mais c'est inévitable maintenant.

La lecture du tome 6 valait aussi son détour en torrent de larmes (parce que oui, je ne peux pas m'empêcher de pleurer à chaque fois), et depuis deux ans, donc j'attends de savoir le dénouement final.

Donc mardi soir, en rentrant de 6h de route avec mon coffre plein, je serais heureuse de voir "Riri" dans ma boîte aux lettres.

Que les choses soient claires: je suis pas amoureuse d'Harry hein, ni de Ron (surtout pas); mais je pense qu'on a chacun des points de ressemblances avec certains des personnages, ou tout simplement dans leur façon de mûrir.

NB: allez comprendre pourquoi mais je n'ai jamais accroché avec les adaptations ciné, je préfère imaginer Hogwarts à ma façon.

PS: cette note est bien évidemment pré-enregistrée, merci Hautetfort. L'évènement de la journée est bien sûr ce mariage et l'énorme "cousinade" qui s'en suit ...

 

EDIT: fabuleux mariage, beaucoup de bonheur à revoir toute la famille, à chanter et entendre du créole. Même pas stressée de me dire que "c'est moi la prochaine sur la liste". A ce propos, je n'ai pas eu le bouquet. J'ai encore des courbatures pour avoir dansé avec mes cousines.

EDIT2: comme je pouvais le parier, mes cousins ont dévalisé la librairie en face de la mairie ... ;)

15/07/2007

Rien n'a changé

Deux jours chez mes parents suffisent à une piqûre de rappel.

Cette impression perpetuelle d'avoir encore 17 ans.

Ce cercle vicieux auquel il faut résister.

C'est fou comme ça motive pour trouver un travail avant la mi-septembre !

 

22/06/2007

Enfin seule

Mes lecteurs attentifs se souviennent sûrement de ma période de glaciation relationnelle de début d'année, période qu'il m'arrive de regretter parfois ces temps ci (jamais contente celle là!).

Je m'explique: voilà près de deux mois que je vis avec une colloc assez envahissante (et assez désagréable par moment) et une autre est arrivée plus récemment. Bref, après avoir habité presque 2 mois seule, je me retrouve envahie dans mon Lebensraum (je passe sur ma Bree-attitude mise à mal chaque jour par ces êtres crados). A tel point que je jubile quand je pars courir car ce sont mes seuls instants seule, injoignable. Et que ça défoule (mon éducation judéo-chrétienne me force à prendre sur moi, faut croire que j'ai du sang anglais!).

Donc hier soir, quand elles ont décidées de rejoindre ma voisine pour fêter la musique, j'ai saisi l'occasion en rappelant mes arguments choc: rapport de stage à finir, compétition sportive de cet aprèm, légère agoraphobie et mauvais souvenir d'un 21 juin 2004 (crise de panique dans la foule, que du bonheur!). Bien évidemment, mon village ne proposait qu'une soirée à l'honneur de Patrick Sébastien; donc les voilà parties pour Lyon, me laissant seule pour un minimum de 3h.

Je me cale tranquillement dans mon fauteuil pendant la Traviata (pas moyen d'écouter ça avec les collocs, "elles ne comprennent pas", l'ouverture d'esprit n'est pas donnée à tous), laptop devant moi. Et quand elles sont revenues, vers 1h, j'ai fait semblant de dormir pour profiter encore de cette alcalmie ... à part ça, j'aime bien les gens humains en général, si si.

Bien sûr, on m'a bien fait comprendre que j'avais loupé quelquechose (et que j'étais une mamie) mais à chacun sa façon de voir les choses! (Je refuse d'être un mouton). J'ai d'ailleurs redécouvert dans la journée une très bonne émission diffusée sur Radio Classique le mercredi soir et présentée par Carole Bouquet. Un autre orgasme auditif.

04/06/2007

Les filles naissent dans les roses

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Hier, déjeuner seule avec ma mère dans un bistrot parisien très sympa. La phrase qui m'a marqué: "ça m'a fait plaisir de te voir" (trois mois sans moi, c'est long). Une très bonne fête des mères (pour elle). Et une rose offerte à toutes les femmes (mères ou pas encore). Elles méritent une médaille (et mon père aussi).

03/04/2007

Icing on the cake

Depuis quelques semaines, j'ai découvert Ugly Betty et ça fait réfléchir. C'est très romancé, plein d'images assez stéréotypées sur l'univers de la mode et autres, et ça sent à plein nez le happy end, genre mariage entre le beau et la "bête" mais n'empêche, j'aime bien. Et comme que je disais, ça fait réfléchir sur l'uniformisation. L'uniformisation, je suis contre pour diverses raisons.

J'ai deux exemples récents (c'est dans la vie quotidienne qu'on puise les meilleurs exemples): le fait qu'une amie ne concoive pas que je fasse des cookies non ronds et le fait qu'un camarade stagiaire ne concoive pas qu'une fille de 22 ans écoute de l'opéra ("avoue que statistiquement, à notre âge, t'es un cas rare"). Personne à qui je n'ai pas parlé de ma passion pour la propreté de mon appart ou de mes passe-temps de patissière. Parce que oui, chez moi, il m'arrive d'écouter de l'opéra en faisant des gâteaux non ronds mais très bons, et de faire le ménage comme bon se doit ensuite. Merde alors! J'ai juste la maturité de faire des choses sans me demander si c'est de mon âge ou non, mais plus parce que j'aime ça.

Les gens sont vraiment cons parfois à ne voir qu'un côté des choses. Tout ça parce que pour eux, c'est toute une montagne de faire ça:

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edit: en fait, je ne l'ai pas dit, mais je prépare mon plan B pour ma carrière, cf. Ugly Betty aussi.

13/02/2007

Februar 07 - Stimmung

Riesenstimmung hier ! *

« Etre seul est devenu une maladie honteuse. Pourquoi tout le monde fui-il la solitude ? Parce qu’elle oblige à penser. De nos jours, Descartes n’écrirait plus «Je pense donc je suis ». Il dirait : « Je suis seul donc je pense». Personne ne veut la solitude, car elle laisse trop de temps pour réfléchir. Or plus on pense, plus on est intelligent, donc plus on est triste. » **

medium_hooper.6.jpgJ’entame ma quatrième semaine de stage, et depuis 3 semaines, j’apprécie le retour au bureau le lundi matin même s'il y a la question des collègues que je déteste «T’as passé un bon we ?». Compte tenu des circonstances, oui. Les circonstances, c’est cet exil, cet isolement dans cette contrée hostile. Trop au sud par rapport aux amis, encore trop au nord par rapport à la famille. J’ai fait ce choix de mettre ma vie en pointillés pendant quelques mois, sacrifiant ainsi ma vie privée et sociale pour ma carrière professionnelle, s’il en est. Je suis convaincue que ce stage m’ouvrira de grandes portes. Le carême n’est pas encore commencé mais la traversée du désert a débuté. Bref, les we sont tranquilles, trop tranquilles. De cette tranquillité dont rêve les citadins, stressés par le bruit des voitures, la foule qui fait la gueule, les gaz d’échappements etc. Ici le we, il n’y a personne, on entend le vent souffler et les oiseaux chanter. Un havre de paix.

Ma colloc n’habite ici que deux soirs par semaine, donc le reste du temps, je peux faire ce que je veux quand je veux. Càd m’adonner à mes passe-temps favoris sans gêner personne. En attendant, le stage se passe très bien. Encore heureux, mon équilibre mental repose dessus. Je suis très bien intégrée dans l’équipe dont la moyenne d'âge est inférieure à 30 ans et je m’entends bien avec mes collègues. Mais ça reste des collègues. Donc tout n’est pas noir. Malgré le fait d’être payée au lance-pierre, je fais des économies qui me permettront de financer de prochaines folies (futurs concerts, fringues, voyages etc.).

Je réfléchis trop, je prends du recul. C'est le grand ménage dans ma vie et je jette les encombrants. La fin d'un cycle. Ce semestre, c’est the survivance of the fittest (l’intelligence, c’est l’adaptation). J’ai eu le déclic que j’attendais en lisant «les Relations durables », et j’ai de nouvelles prérogatives. 2007, c’est l’année du réalisme. Je veux de l’honnêteté, plus des promesses. La maîtresse disait « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». Elle avait raison. Qu’on me dise enfin «non, je ne veux plus te revoir/non, ta vie ne m’intéresse plus/nos chemins se sont éloignés etc. ». Qu’on arrête de me mentir bordel ! Une amie m'a récemment dit "je ne te reconnais plus". Je ne veux plus être gentille et hypocrite. Je l'ai trop été.

La conclusion est qu’au pire, je finirai énorme et fada mais riche. Au mieux, j’écrirai de cette expérience un livre avec au choix comme titre Six mois de solitude ou Une année près de Valence. De futurs bestsellers, donc riche aussi.

Même si je le suis déjà par mon humour ...(Je réalise que cette note est cynique au possible, mais que voulez vous, c'est Cha version 2007 …).

* clin d’œil à cette scène mythique de Sonnenallee.
** Frédéric Beigbeder, L’amour dure trois ans.

Ps: cette note a été écrite dimanche ...

 

Crédits image: Edward Hooper.

30/01/2007

4/5 choses que vous ne savez pas de moi ...

1. J'ai un sens de l'orientation pitoyable (surtout la nuit) mais je déteste me perdre. Ainsi, j'appréhende toujours de conduire seule vers un lieu que je ne connais pas (problèmatique, donc). Heureusement, je me fais violence (je n'irai pas bien loin sinon) et j'étudie attentivement les plans et/ou je cherche des points de repères. Pour la petite histoire, je suis partie en balade samedi et je ne me suis pas perdue car je connaissais par coeur le nom des villes que je devais traverser ...

2. Je suis très bavarde mais je garde très bien les secrets quand on me le demande gentiment. La preuve: on continue à m'en confier. J'avoue, je m'en sers aussi/parfois comme moyen de pression (pas folle, la guêpe).

3. Je n'ai vraiment pris que deux cuites dans ma vie. Dans les deux cas, c'était une semaine avant des examens importants et j'étais triste. Heureusement, je dormais sur place car impossible de me rappeler de quoi ce soit le lendemain matin (c'est déjà assez désagréable d'avoir la gueule de bois, si en plus tu ne te souviens plus de ce que tu as dit ou fait ...). Ca m'a tellement calmé que j'ai passé presque six mois sans toucher une goutte d'alcool. Et je me freine beaucoup plus vite depuis.

4. J'ai horreur de faire la bise. Je n'aime pas le fait de me sentir forcée, de la faire par politesse. Chez moi, c'est deux. Parlons même pas d'en faire 4. Cependant, j'aime distribuer des bisous à mes amis par surprise et j'adore embrasser ...

5. Depuis petite, je note les prénoms qui me plaisent pour les donner à mes futurs enfants. En d'autres termes, je ne conçois pas de ne pas fonder un jour ma propre famille. En d'autres termes aussi, je suis un peu cinglée.

04/12/2006

Décembre - Stimmung

Décembre est arrivé et ce mois, c'est le mien. En général, quand quelquechose doit craquer, c'est en janvier que ça arrive. Donc en décembre, c'est bonne humeur, plaisirs et faux semblants. Ma pudeur m'empêche de développer des sujets trop personnels, donc il faudra apprendre à lire entre les lignes.

Samedi matin, Dank Sab, je me suis rendue à ma première vente privée, celle des Petites. J'ai réussi à contenir mes émotions de provinciale devant le choix, la quantité et les prix proposés (c'était ma première fois, je vous dis). J'ai ainsi pu m'acheter une belle robe marron et un top bleu-vert sans culpabiliser. Ma soeur, venue à la base pour éviter que je pille le magasin, n'est pas repartie les mains vides non plus et n'a pas regretté le réveil à 7h. Ensuite, direction les Grands Magasins pour acheter un cadeau et voir les vitrines (bien aimé celles avec les nounours et le chocolat) avant qu'il n'y ait trop de monde. Mis à part le resto indien du midi, j'étais contente de ma journée. C'est maintenant parti pour les cadeaux de noël, les décorations, etc. Société de consommation, quand tu nous tiens. M'éloigner de Paname me fera le plus grand bien ...

Maintenant que j'ai trouvé mon stage, je réalise que ma vie va bientôt prendre un tournant: un nouveau déménagement (le troisième en un an), de nouvelles responsabilités et surtout une nouvelle situation. Avant, je ne me souciais jamais de savoir où je serai et ce que je ferais les mois suivants, et maintenant si. Donc je profite d'autant plus de mes derniers mois de vie étudiante pour faire de l'associatif (c'est super formateur et enrichissant), faire la fête (au grand dam de mon foie) etc. Mon BDE organise fin janvier un voyage de fin d'études pour les dernières années mais je ne peux m'y rendre donc j'ai prévu une autre alternative pour mon nouvel an (histoire de clore cette année en beauté). Sinon côté lectures, j'ai commencé le dernier John Irving, Until I find you, et le lire décrire l'univers des tatoueurs me redonne envie d'avoir un tatouage (l'avenir dira si je concrétise cette envie). Zu folgen ...

Ps: le film de la semaine: Sonnenallee.

23/11/2006

Le cygne aux pieds nus

Entre filles, ça discute fringues, régime et mecs. Mais vous l’avez remarqué, on adore critiquer les autres filles, mais jamais une amie oserait dire à une autre : "tu as grossi", « si tu te voyais quand tu bois trop», et encore moins « tu vas finir seule avec tes chats ».

Dans le conte, le vilain petit canard devient un beau cygne et puis basta. En réalité, le cygne s’ennuie. Parce que d’accord, je suis épanouie, je fais plein de choses, et je me lance bientôt dans la vie active mais sans personne avec qui partager ça, c’est tout de suite moins intéressant.

Autour de moi, le nombre d’amies célibataires diminuent et ça commence à parler de choses que je ne peux pas comprendre: cohabitation, projets futurs etc. Et il y a le poids de la famille qui se fait déjà sentir. Mes grands-mères et mes tantes me voient déjà engagée. J’ai même déjà pensé demander à un ami de m’accompagner au mariage de ma cousine prochainement, histoire de les rassurer. C’est dire. Mais en même temps, je me vois mal leur dire que je fais peur aux mecs ou qu’ils doivent se bousiller le foie avant de m’approcher.

Trouver quelqu'un de nos jours est de la même difficulté que trouver un boulot, j'ai l'impression.

Accusé Andersen, levez vous...

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