18/06/2008
Mauvaise pub
Tout à l'heure, une copine, en Recherche & Déprime comme moi, me raconte son dernier entretien. Le recruteur tenait absolument à la voir, mais elle n'était pas intéressée par la mission et n'osait pas le lui dire. Pendant l'entretien, il lui fait passer un test sur un logiciel qu'elle connait. Et elle me sort: "J'ai fait ma blonde! Je me suis auto-plantée!".
Ca peut paraître bizarre, mais j'ai failli faire la même chose hier.
Session de recrutement avec 7 autres candidats, tests de logique à l'appui. Plus l'heure avançait, et plus j'avais envie de partir, me demandant ce qu'il m'avait pris de répondre à cette annonce. Et j'ai donc voulu me forcer à foirer le test. Pour ne pas à passer l'entretien avec le recruteur, pour ne pas avoir à lui dire que je n'étais pas intéressée. Mais j'ai pas pu. Par fierté. Et j'ai terminée dans les 3 premiers (Coiffant peut être au poteau des gens plus motivés). Et l'entretien passé, j'espère qu'on me dira "non". Pour ne pas avoir refuser un travail, aussi peu intéressant qu'il soit.
Coquin de sort!
19:00 Publié dans Executive woman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi
03/06/2008
La foire aux bestiaux ...
Ce matin, le quai et la rame bondés du métro annonçaient la couleur: celle de la foule.
Et tel un taureau, je me suis vaillamment lancée dans l'arène du hall Pierre et Marie Curie du CNIT, pleine d'espoir et de courage.
Une vraie foire aux bestiaux ce salon de recrutement: plus d'une centaine de stands, une dizaine de candidats à chacun d'eux ... je multiplie, applique un facteur d'incertitude, et j'obtiens ... quelques minutes pour vendre mon produit, moi, car le bétail s'auto-représente. Montrer son meilleur profil, ne pas se perdre en meugleries inutiles, mais trouver les mots justes, ne pas laisser entendre qu'on est prêts à tout pour quitter sa ferme, et meuh meuh meuh (ah mais non justement).
Le consultant tâte le cv, soupèse l'expérience et appose un coup de tampon invisible: "j'achète!"/"à éviter!".
2 heures plus tard, mes sabots lassés de piétiner et moi s'en sommes allés, sans mon esprit parti ruminer loin dans un autre près ..
18:33 Publié dans Executive woman | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28/05/2008
Escapology
Si je n'ai jamais aimé l'ambiance particulièrement glauque des centres ANPE, où s'acharnent des conseillères certes motivées mais surtout dépassées (on passera sur la volonté de classer chaque individu sous un code ROME, dont aucun ne me correspond vraiment, et la volonté de refourguer un travail - n'importe lequel - à chacun, pour faire baisser les chiffres); j'ai pourtant toujours aimé me rendre à l'APEC.
Le nom, peut être? Ou le fait que l'encadrement est réel?
Passés les 3 premiers mois de recherche (et les ateliers spécifiques), débutent les séances d'avancement collectives (avec présence obligatoire mensuelle, une des règles de la nouvelle politique de l'Assedic). "A plusieurs, on est moins con que tout seul". Un exercice pas si facile qui consiste tout d'abord à présenter clairement son projet professionnel et parler de l'avancement de ses recherches, avec les remarques et critiques éventuelles des autres participants.
Que ce soit dans le centre proche de chez mes parents, ou à Paris, j'ai toujours été la plus jeune du groupe. Et pas forcément la plus à l'aise. Et souvent, la séance tourne à la poilade collective. A plusieurs, on est moins con, et on se sent surtout moins seul face à une situation qui nous échappe (parfois). En rire, ça aide. Et visiblement, on est tous dans ce cas là. Comme à l'école, la conseillère a parfois du mal à contenir les dispersements des "éléves" turbulents, qui amusent toute la galerie. A Paris, j'ai débarqué dans un groupe où tout le monde se connaissait depuis des mois, devenant ainsi la "petite nouvelle", directement adoptée par un ex-ingénieur commercial et une ex-éditorialiste web qui ont visiblement - comme moi - bien besoin de cet exutoire.
Les deux zouaves ne seront sûrement plus là en juin, faut que je me dépêche.
11:38 Publié dans Executive woman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, apec, anpe
03/04/2008
Un mal pour un bien
Un matin, je me lèves, mon amoureux à mes côtés, avec les meubles IKEA achetés l'avant-veille encore dans leurs cartons et je savoure ces derniers instants ensemble avant d'aller travailler, sans me douter que bientôt, tout va basculer.
Comme chaque matin, en arrivant au bureau, j'allume l'ordi, me prépare un café et quand mon boss m'appelle dans son bureau, j'y vais sans arrière-pensée. Et là, c'est le drame "On ne va pas pouvoir te garder" dit-il en tendant une feuille que je dois signer. Tout ce qu'il dira ensuite n'aura plus d'importance, même ses "excuses", le résultat est là. Et soudain reviennent bouffées de chaleur et boule au ventre en pensant à l'appart parisien loué depuis 2 semaines, aux factures et surtout à la perspective des recherches qu'il faut recommencer etc. Premier réflexe: appeler les hommes de ma vie, mon Brun et mon père, qui ne répondent pas. Il est 9h, y en a qui travaillent ... Second reflexe: regarder mes comptes. Ouf, ma "radinerie" a ses avantages: j'ai de quoi voir venir quelques mois. Puis, je me repasse le film des semaines précédentes, essayant de chercher des signes avant-coureurs, avec cette impression d'avoir été prise pour un Kleenex. Les deux autres consultants juniors me remontent le moral, en rappelant tous les défauts du boss et de "notre" structure.
Bref. Game over, try again.
Moi qui me plaignais de ne pas encore avoir vu la Tour Eiffel, de ne pas avoir été courir depuis un moment etc. je vais avoir le temps de tout faire!
Un jour, je m'étais demandé, sans vraiment y réfléchir, si je préférais perdre mon job ou mon amoureux, et la réponse m'a sauté aux yeux, et lui a fait plus que plaisir.
Un mal pour un bien, donc.
Comme un premier amour qui se fane aussi vite qu'il a commencé, j'avais vite compris que ce boulot n'était ni le job de mes rêves, ni de ma vie (la faute à un boss peu scrupuleux), et on m'avait même conseillé le weekend dernier de reprendre mes recherches. C'est chose faite. Ca prendra le temps qu'il faudra, et peut être que l'été sera au soleil finalement ...
18:49 Publié dans Executive woman | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12/03/2008
Stratégie de l'occupation
Hier soir, 17h, en rentrant de chez mon client, je croise un des deux autres juniors, en bas de notre immeuble.
" Tu faisais quoi?"
" Je télèphonais, j'ai rien à faire, ..."
Et une heure plus tard, il était encore au bureau.
Si parfois, mes journées de +/- 9h (pauses non comprises, bien entendu) me semblent trop courtes, les fins de journée paraissent quelquefois trop longues. Déjà dans mon précédent stage, j'avais remarqué ce consensus à ne pas partir avant une certaine heure du bureau, boulot à faire ou non. J'en discutais un jour avec le junior, et il m'avouait rester régulièrement au bureau jusqu'à une heure "correcte" en s'occupant sur internet. L'heure correcte étant plus tardive que celle des horaires annoncés à la base. Et le plus souvent, j'ouvre la voie en partant la première, "banlieusarde" temporaire" oblige.
C'est souvent à ces heures-ci que je retourne papoter avec les juniors, que je compulse mes mails, Netvibes (voire des blogs influents dont la pudeur m'empêche de citer les noms), que j'ai appelé pour visiter des appartements, que je prépare mes futurs achats chez IKEA, etc. Toute une stratégie. Les senior, eux, n'ont pas ce problème mais cela découle naturellement de leur statut.
Et souvent, comble du ridicule, je culpabilise de partir aussi "tôt". Alors que la journée a été déjà bien occupée, je me retrouve toujours à chercher une justification à mon départ: "Je vais visiter un appart" "J'ai rendez-vous à l'agence" "Je suis malade, vaut mieux que je rentre" etc. Et je ne parle même pas des vendredis soirs ...
09:33 Publié dans Executive woman | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11/02/2008
Welcome in executive mafia
Une semaine, et déjà quelques observations:
- J'adore mon boulot, dans le sens où il me donne bonne conscience d'aller régulièrement faire les magasins pour constituer ma nouvelle garde-robe (càd remplacer mes fringues d'étudiante par des fringues correctes où le jean n'a pas droit de cité), et qu'il me permet une activité sportive inespérée. Sans compter le Lina's et le japonais à 5 minutes du bureau.
- J'économise mon temps de réflexion: ce sera lunettes et cheveux attachés tous les jours, pour faire plus professionnelle (= plus sérieuse) et plus vieille. Et surtout, parce que c'est la voie de moindre résistance.
- Je développe mon sens de l'organisation. Puisque, à nouveau, il faut réfléchir chaque jour à une nouvelle tenue et optimiser la gestion du temps le matin. Et car, encore, je squatte chez une parente, donc ma vie s'est résumée à un trolley.
- Je sais déjà où passera une partie de mon premier salaire: 2h en institut de beauté. Où je n'aurai de comptes à rendre à personne donc.
- Je suis encore une provinciale qui s'émerveille devant le clignotement de la Tour Eiffel sur la ligne 6. Mais qui trouve que les gens ne marchent pas assez vite.
- Et surtout: je ne réalise pas que j'en ai pris pour 45 ans.
09:55 Publié dans Executive woman | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04/02/2008
Starting today ...

A bientôt pour de nouvelles aventures!
08:30 Publié dans Executive woman | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note











