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15/05/2008

Pour la 500ième: Le retour (raté) du Catalan

Mardi soir, j'ai revu le Catalan.

(Et désolé pour le manque de piment mais je n'ai pas joué les grandes horizontales, qu'on brise le suspense tout de suite).

 

Mardi aprèm, après 5 jours passés en amoureux au bord de la mer, je reçois un mail du Catalan: "I'm in Paris from 8 to 14 May. If u're here I'd like to meet u". Moi qui pensais plus le revoir depuis que je l'avais loupé à Barcelone, puis évité à Vienne. Curieuse de savoir s'il avait changé, je l'invite à prendre un verre le soir même, après ma soirée théâtre (Le dieu du carnage). Le rendez-vous est pris à 23h près du Louvre.

Au préalable, je demande "l'autorisation" à mon Brun qui me répond par "Il est mignon?" (En réalité, pas tellement, c'était son accent qui me faisait craquer), puis "T'es comment ce soir?" (Pas au top de ma féminité). Examen de passage réussi.

Fidèle à lui-même, il est arrivé avec une demi-heure de retard, laissant planer le doute sur sa venue et m'obligeant à me demander ce que je faisais dehors à une heure aussi indue à attendre un mec rencontré il y a 2 ans ...

Son ami français nous laisse ("mais non, vas-y reste, c'est pas un rancard", je voulais lui dire), on se dirige vers un café Place Colette. On prend une bière et l'interrogatoire commence après les formules d'usage. Il me demande si je vais placer l'expression "my boyfriend" toutes les 3 phrases (au moins, le message envoyé était clair). J'esquive les questions qui me gênent, et d'autres questions me mettent mal à l'aise: "Est-ce que je te manque ?", "T'es contente de me revoir?", etc. Il me parle de son ex, avec qui il a passé presque 2 ans (alors qui me faisait régulièrement du rentre-dedans sur msn, tous les mêmes). Et finit par s'excuser de son comportement d'alors "The situation was complicated for me, I didn't mean to hurt you, I'm sorry if I did". J'étais étonnée. D'une part parce que l'eau est passée sous les ponts et je lui ai pardonné, et d'autre part car un mec assume rarement ce genre d'acte (et plus particulièrement quand il a fait preuve de lâcheté et d'un manque d'honnêteté, leur spécialité).

 

Crevée et saoulée d'avance par la tournure de la conversation, j'ai utilisé l'excuse du dernier métro pour m'éclipser.

Je pense qu'il a compris qu'il m'avait vraiment "perdue", et que je ne marchais plus dans son petit jeu. Je veux bien pardonner, mais rien ne sert de regretter. Il a joué au petit con, qu'il assume. Je me sentais plus légère en repartant.

It's over, it's so over, dixit Meredith.

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