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30/04/2008

Coupling

Vendredi soir, je me suis retrouvée au milieu de "mâles" (j'utilise ce terme car il reflète bien le côté machistador de certains) et je mentirai si je disais que je n’aime pas ça. J’aurai sûrement fini mangée toute crue si je n’avais pas été présentée comme « la copine de … », « … » qui m’a gentiment laisser tester ma sociabilité et sa confiance. Ca marche!

A m’a parlé d’engagement (selon lui, la relation est sérieuse quand on présente ses amis. Tomer Sisley pense pareil) puis, intrépide, a mis une option sur mon numéro (et pas que). Flattée, j’ai joué le jeu.

J’ai essayé de « proposer » une amie célibataire à B, mais je dois visiblement revoir ma technique de marketing.

Trop curieuse, j’ai cuisiné C, dont j’avais entendu parler.

D m’a fait une remarque déplaisante devant mon mec, et s’est fait remonté les bretelles (sans haine, ni violence).

 

A la fin de la soirée, ils sont partis draguer en boîte et nous avons filé en taxi …

28/04/2008

Revue - Avril 2008

  • Event: Premiers jours de beau temps ...
  • Lesung: American Psycho, à nouveau, j'adore
  • Musik: Pas de Rock en Seine cette année :(
  • Sport: Back for good?
  • Shopping: L'anti-déprime (pour quelques heures)
  • Web: (Toujours) En attente de connexion ...

24/04/2008

Cha et la souris

Mes yeux ont vu apparaître un petit être dans ma vie, à la fois fragile et mignon mais tout aussi indésirable: une souris!

 

Je n'ai eu conscience de sa présence chez moi qu'il y a peu, la semaine où tout a foutu le camp. Ma première réaction a été de vouloir la tuer. (Ma seconde réaction a été de passer ma cuisine à la javel, on ne se refait pas).

Tapez "tuer une souris" sur Google, vous verrez, il n'y a pas 36 solutions. Les meilleures techniques disponibles restent un chat ou la bien-connue mort-aux-rats. Impossible de ramener mon chat habituée au plein air, j'ai filé à la droguerie. (décidément, je vais finir par bien connaître mon quartier).

Il faut savoir que je déteste qu'on me pique ma nourriture, pire encore si c'est du chocolat. Commencer la journée avec pour une boîte de biscuits grignotés suffit à me mettre dans une colère folle. Alors c'est avec un visage digne de Nicholson dans Shining que j'ai regardé la souris quand, en rentrant de la droguerie avec le matos, je l'ai vu sortir de mon paquet de Special K. Ah! j'en connais qui auraient fait des bonds en la voyant se faufiler sur l'étagère de ma cuisine. Alors j'ai mis toutes mes provisions dans des boîtes hermétiques, et commencé à disposer les sachets de poison bien décidée à m'en débarrasser ... 

 

Depuis quelques jours, les sachets ne disparaissent plus. Je me demande si je vais trouver un cadavre (ou plusieurs). Mes invités du week-end prochain seront ravis de le savoir ...

Je lui ai donné un nom: Mimi, mais j'aurais peut-être dû la baptiser pour qu'elle aille rejoindre Bernard et Bianca au paradis des rongeurs.

21/04/2008

L'envers du blog

Jeudi dernier, j'ai revu Fiso (qui me croyait grande et blonde). Je l'avais rencontrée lors de la présentation de l'opération Plasticity, il y a 2 ans, et bien que je commente assez régulièrement ses notes, elle ne pensait plus me revoir un jour (J'ai pu rétablir la vérité: je suis petite et châtain).

Et ce même jeudi, une amie m'avait invité à la rejoindre à un afterwork avec un thème qui suffirait à rendre jaloux n'importe quel homme et dont j'étais bien contente de pouvoir échapper. 

"Je dîne avec une copine pas vue depuis longtemps"

"Je la connais?"

"Non. Tu peux pas".

Parce que pour expliquer d'où je connais si bien Fiso, ou même Willoo que j'ai vu "en vrai" l'été dernier, il faudrait remonter au commencement. Le "fiat lux" de ma vie derrière l'écran. Parler de mon blog (peu connaissent son existence), des gens qui laissent des commentaires, de leurs blogs où parfois je me lâche un peu dans les commentaires, des blogs que je ne lis plus. Expliquer ce qu'est Netvibes, un flux RSS, un blogeur "influent" ou un blog-it-express. Expliquer comment parfois j'ai déjà entendu parler de tel produit, tel livre etc. Parler des "Ca fait longtemps que t'as pas blogué", "J'ai pas compris le sens de cette note". Etc. Etc.

Je n'ai pas envie d'expliquer tout ça, pas envie de donner l'adresse et encore moins de me censurer.

17/04/2008

The new deal

Ce weekend encore, je lisais un descriptif de la version 2008 des gamme de produits anti-cellulite (ou "anti-cul"), articles qui viennent en général entre le "spécial maigrir" et le "spécial maillots", la vie est un éternel recommencement, et en gras et grosses lettres sont tombées ces phrases, comme des sentences: "Une alimentation équilibrée, une pratique sportive -et je sais plus quoi- améliorent l'efficacité du produit".

Et j'ai réfléchi.

Premier constat: La semaine dernière a sonné le glas d'une alimentation raisonnée. J'ai maintenant la preuve qu'un homme peut passer une semaine sans manger un seul aliment vert ou de couleur (le ketchup ne compte pas). Et moi avec, du coup.

Second constat: Je ne peux plus prétendre au qualificatif "sportive", et je regrette de m'être trop vantée de mes précédents "exploits" puisqu'on me demande régulièrement: "alors, prochaine course?" (mouches qui volent).

Dernier constat: L'homme en question qui me glisse gentiment un "y a du relâchement". LE coup fatal.

Bref, il fallait réagir. Et vite.

Alimentation: facile. Suffit de forcer un peu plus sur les fruits et légumes, en glisser dans le frigo du Brun ni vu ni connu, et surtout éviter l'ami américain et ses burgers (de la mort).

Sport: pas si facile. Je manque de motivation et je suis rouillée (une séance de natation = une journée de courbatures). Pas gagné. J'ai proposé d'aller courir à plusieurs. Une copine: "je me trouve trop grosse, mais pas maintenant". Le Brun (ex-adepte du sprint): "ok, mais pas longtemps".

Heureusement qu'à Paris, y a toujours des coureurs dans les parcs ...

14/04/2008

"Si tu reviens, j'annule tout"

1614146184.jpgSamedi matin, profitant du tarif "chômeurs", j'ai suivi ma soeur à l'exposition "Prenez soin de vous" de Sophie Calle. A dire vrai, ce n'est pas son nom et réputation qui m'ont donné envie d'aller jusqu'à la BNF, mais le thème de l'expo: la rupture.

A moins d'avoir trouvé tout de suite "le bon", ou "la bonne", nous avons tous largué ou été largué. Par différents moyens.

Elle a reçu un mail de rupture et l'a envoyé à 107 personnes, de domaines de compètences différents (chanteuses, actrices, danseuses, psy etc.) pour qu'elles l'interprêtent à leur manière (géniales Nathalie Dessay, petite fille de 9 ans, comptable, perroquet, traductrice sms, hardeuse). Mais je n'ai pas vu l'interêt de voir toutes ces actrices connues lire la lettre.

J'ai trouvé le procédé un peu voyeur, je ne m'attendais pas à tant d'intrusion dans la vie privée de Sophie Calle. Je me demande si cela l'a vraiment aidé à digérer cette rupture et passer à autre chose.

Des points de vue masculins manquent, on tombe trop dans le cliché "c'est un salaud" (*). (Infidèle, égoïste, lâche, et j'en passe). J'aurai aimé voir sa réaction, à lui.

Et qu'on se le disent, les filles aussi sont capables de ce genre de lettre.

Que ce soit fait par le mec ou la fille, j'ai toujours trouvé la rupture (Evidemment, je parle ici des vraies ruptures, pas les séparations d'avec un "fucking friend" ou une amourette.) par sms, msn, mail, ou lettre lâche car il n'y a pas de réelle confrontation, discussion. Et pire encore quand la personne joue la victime, en essayant de justifier son comportement et en jouant la carte sentimentale "sachez que je ne cesserai de vous aimer", rejetant la faute sur l'autre "J'aurai aimé que les choses tournent autrement". Quelle hypocritie.

Certains ont le courage de rompre autour d'un bon repas au restaurant, et je trouve ça plus correct. Par respect. Même si le résultat reste le même.

Une expo qui pousse au dialogue.

Cela vous interpelle?

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* A lire aussi, l'article "Comment reconnait on qu'un homme est un salaud?" dans le MC du mois de mai. Je vous laisse en juger par vous mêmes.

11/04/2008

Pour quelques grammes de moins ... (ou de plus)

Les rayons de soleil se font rares et pourtant, il serait temps pour mes fringues de se mettre au régime. L'écharpe, par exemple, pourquoi ne laisserait-elle pas sa place à un pashmina léger?

Il y a toujours une époque dans l'année où on a l'impression d'être toujours habillée de la même façon, où l'on veut un changement dans la garde-robe, dans la coiffure (il a 3 ans, je me rêvais blonde ...) etc. et où l'on se balade dans les magasins en rêvant de tenues plus légères et de cheveux dans le vent.

Et quand, au même moment, on se retrouve à court de make-up et de soins, on en profite pour chercher de nouvelles textures, couleurs etc. Bref, des petites choses pour modifier les rituels beauté. Quelques grammes de plus ou de moins ...

Je pars à la campagne pour un long weekend, l'occasion de recharger les batteries et tester tout ces produits ...

08/04/2008

Tout ce que j'aime avec Ronald

Mon fournisseur d'accès à internet ne m'ayant toujours pas fait signe, je me retrouve fort dépourvue. Une journée sans surfer, impossible. Une boîte mail à checker (des fois que j'aurais une proposition de job, sur un malentendu), les annonces à analyser, et surtout toutes les autres "conneries" qui me distraient.

Heureusement, Ronald, l'ami américain du coin propose un wifi illimité et gratuit. L'internet du jeune et de l'Erasmus en goguette à en croire la faune de cet aprèm, je devrais peut être passer plus souvent pour réviser mon allemand. Une boisson et une gourmandise, et hop, je suis dans mon élément. On oublie pas que nous sommes à Paris, même branchés chacun sur nos ordis. Idéal pour avoir l'impression de faire partie de la société, sans avoir besoin de faire la conversation.

Au bout de 3h, mes premiers voisins sont déjà partis, ça commence à sentir la frite. Il est temps de partir. Demain, avec un peu de persuasion et de mots doux, je surferais de chez mon brun, qui se laisse envahir à volonté et me permet de ne pas me laisser aller à la décheance.

03/04/2008

Un mal pour un bien

Un matin, je me lèves, mon amoureux à mes côtés, avec les meubles IKEA achetés l'avant-veille encore dans leurs cartons et je savoure ces derniers instants ensemble avant d'aller travailler, sans me douter que bientôt, tout va basculer.

Comme chaque matin, en arrivant au bureau, j'allume l'ordi, me prépare un café et quand mon boss m'appelle dans son bureau, j'y vais sans arrière-pensée. Et là, c'est le drame "On ne va pas pouvoir te garder" dit-il en tendant une feuille que je dois signer. Tout ce qu'il dira ensuite n'aura plus d'importance, même ses "excuses", le résultat est là. Et soudain reviennent bouffées de chaleur et boule au ventre en pensant à l'appart parisien loué depuis 2 semaines, aux factures et surtout à la perspective des recherches qu'il faut recommencer etc. Premier réflexe: appeler les hommes de ma vie, mon Brun et mon père, qui ne répondent pas. Il est 9h, y en a qui travaillent ... Second reflexe: regarder mes comptes. Ouf, ma "radinerie" a ses avantages: j'ai de quoi voir venir quelques mois. Puis, je me repasse le film des semaines précédentes, essayant de chercher des signes avant-coureurs, avec cette impression d'avoir été prise pour un Kleenex. Les deux autres consultants juniors me remontent le moral, en rappelant tous les défauts du boss et de "notre" structure.

Bref. Game over, try again.

Moi qui me plaignais de ne pas encore avoir vu la Tour Eiffel, de ne pas avoir été courir depuis un moment etc. je vais avoir le temps de tout faire!

Un jour, je m'étais demandé, sans vraiment y réfléchir, si je préférais perdre mon job ou mon amoureux, et la réponse m'a sauté aux yeux, et lui a fait plus que plaisir.

Un mal pour un bien, donc.

Comme un premier amour qui se fane aussi vite qu'il a commencé, j'avais vite compris que ce boulot n'était ni le job de mes rêves, ni de ma vie (la faute à un boss peu scrupuleux), et on m'avait même conseillé le weekend dernier de reprendre mes recherches. C'est chose faite. Ca prendra le temps qu'il faudra, et peut être que l'été sera au soleil finalement ...

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