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03/04/2008
Un mal pour un bien
Un matin, je me lèves, mon amoureux à mes côtés, avec les meubles IKEA achetés l'avant-veille encore dans leurs cartons et je savoure ces derniers instants ensemble avant d'aller travailler, sans me douter que bientôt, tout va basculer.
Comme chaque matin, en arrivant au bureau, j'allume l'ordi, me prépare un café et quand mon boss m'appelle dans son bureau, j'y vais sans arrière-pensée. Et là, c'est le drame "On ne va pas pouvoir te garder" dit-il en tendant une feuille que je dois signer. Tout ce qu'il dira ensuite n'aura plus d'importance, même ses "excuses", le résultat est là. Et soudain reviennent bouffées de chaleur et boule au ventre en pensant à l'appart parisien loué depuis 2 semaines, aux factures et surtout à la perspective des recherches qu'il faut recommencer etc. Premier réflexe: appeler les hommes de ma vie, mon Brun et mon père, qui ne répondent pas. Il est 9h, y en a qui travaillent ... Second reflexe: regarder mes comptes. Ouf, ma "radinerie" a ses avantages: j'ai de quoi voir venir quelques mois. Puis, je me repasse le film des semaines précédentes, essayant de chercher des signes avant-coureurs, avec cette impression d'avoir été prise pour un Kleenex. Les deux autres consultants juniors me remontent le moral, en rappelant tous les défauts du boss et de "notre" structure.
Bref. Game over, try again.
Moi qui me plaignais de ne pas encore avoir vu la Tour Eiffel, de ne pas avoir été courir depuis un moment etc. je vais avoir le temps de tout faire!
Un jour, je m'étais demandé, sans vraiment y réfléchir, si je préférais perdre mon job ou mon amoureux, et la réponse m'a sauté aux yeux, et lui a fait plus que plaisir.
Un mal pour un bien, donc.
Comme un premier amour qui se fane aussi vite qu'il a commencé, j'avais vite compris que ce boulot n'était ni le job de mes rêves, ni de ma vie (la faute à un boss peu scrupuleux), et on m'avait même conseillé le weekend dernier de reprendre mes recherches. C'est chose faite. Ca prendra le temps qu'il faudra, et peut être que l'été sera au soleil finalement ...
18:49 Publié dans Executive woman | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note












Commentaires
Wow, bad trip...
>Re: comme tu dis. C'est jamais évident de subir des choix de ce genre
Ecrit par : wiLLoØ | 03/04/2008
Aïe c'est dur...
Bon courage pour les nouvelles recherches, mais c'est vrai que si les conditions de travail n'étaient pas terribles, ce n'est pas forcément un mal.
Et puis tu n'es pas seule, ce qui aide quand même beaucoup :-)
>Re: heureusement qu'ils sont là ...
Ecrit par : Lu' | 04/04/2008
Ouch. Courage, je suis sûre que tu vas vite retrouver quelques chose de bien mieux...
>Re: j'espère vite te donner raison!
Ecrit par : Mashenka | 05/04/2008
Ne baisse pas les bras, bon courage et je suis certaine que tu vas trouver quelque chose rapidement.
des Bises
>Re: bon courage à toi aussi!
Ecrit par : Amapola | 05/04/2008
J'arrive peut être aprés la bataille...
Tu étais en préavis? Si non j'imagine que tu as la possibilité d'avoir des indemnité de licenciement.
Bon courage en tout cas.
>Re: j'ai eu des indemnités car licenciée sans préavis (heureusement, la comptable est honnête).
Ecrit par : mummy active | 07/04/2008
On peut regretter le manque de délicatess du boss. T'a-t-il donné des raisons, au moins, j'en ai pas l'impression vu ton ressenti d'avoir été prise pour un kleenex ...
J'aime bien comment tu régais, ma Cha, c'est comme ça qu'il faut prendre les choses. Dans la vie, les choses arrivent quand elles doivent arriver, et dans quelques mois, tu te diras sans doute : "heureusement que je ne suis pas restée!".
Bon, j'ai noté que tu vas avoir beaucoup de temps libre, donc ce serait sympa qu'on se revoit enfin, non ?
Il avait ses raisons, mais ça m'a paru du foutage de gueule, et dit avec le sourire, ça passe mal ... Dis moi quand t'as un créneau pour une bière, un café, ou même un repas! ;)
Ecrit par : Fiso | 08/04/2008
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