19/09/2006
Je rentrais dans une auberge
Fallait bien que j’en parle un jour.
Avant hier, j’ai revu Les Poupées Russes de Cédric Klapisch, suite du très culte l’Auberge espagnole. Ce film a rendu le programme Erasmus célèbre, et il parait même que l’année de sa sortie, les demandes ont énormément augmenté. Je veux bien le croire. Plusieurs amis non français m’en ont parlé pendant mon séjour. C’est dire.
La première fois que je l’ai vu, je venais de débarquer dans mon école et ce type d’expérience était déjà très favorisée et recommandée. Quand les Poupées russes est sorti, j’étais en train de préparer mon dossier de candidature (ma seule hésitation résidait sur le choix des pays). Et maintenant, ce serait marrant de revoir l’Auberge pour voir si le film reflète ce qu’on a vécu. Du film, je me souviens des malentendus marrants, des préjugés (on a chacun eu droit à sa part) de la soirée d’adieux (on voit bien qu’ils n’ont pas envie de se quitter, qu’ils veulent en profiter jusqu’à la fin), le fait que les couples résistent pas forcément (je l’ai observé aussi).
On ne les a pas assez vu en cours, dommage pour les aprioris négatifs… Entre nous, il est vrai que beaucoup partent en Erasmus pour rencontrer du monde et faire la fête ; et non pas pour travailler (j’ai eu de la chance, je n’ai pas été assommée de travail et j’avais vraiment un emploi du temps de « touriste »). Mais je vous rassure, il n’y a pas que ça. Je le vois bien quand je discute avec mes amies, on évoque surtout la découverte de nouvelles cultures (celle du pays et celles des gens qu’on rencontre), et une ouverture sur des expériences nouvelles. (Je fais de la pub pour le programme là !). Comme le montre Klapisch dans les Poupées, ce type d’expérience peut se révéler très bénéfique personnellement et professionnellement. Même dans un pays voisin, on teste son ouverture d’esprit et son adaptabilité. Très recherchés en ces temps de mondialisation (je schématise hein). Et qui me dit que je ne vais pas faire ma vie avec un Irlandais (au pif, Cillian Murphy) je ne sais où ;) Sans le savoir vraiment, on construit l’Europe de demain. Alors pour moi, ce sont définitivement deux films générationnels.
Ps : je n’ai pas rencontré de sosie de Romain Duris pendant mon séjour, c’est bien dommage …
13:40 Publié dans Ma vie d'étudiante (archives) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Erasmus, cinéma







Commentaires
je rentrais dans une auberge pour y boire du vin nouveau , je rentrais dans une auberge pour yyyy booiire du viiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnn nouveau . la patronne était si bonne que j'en pris quelques tonneaux ...
Exactement! ah l'esprit étudiant ...
Ecrit par : sophie | 19/09/2006
Il y a du vrai dans l'Auberge... Comme les mots écrits dans toutes les langues pour répondre au téléphone, comme les étiquettes dans le frigo, comme le partage des tâches dans la maison collective, ou comme les progrès spectaculaires en langue, après trois mois... J'ai connu cela et en Angleterre et en Allemagne, en fait, j'aurais dû écrire ce film !
Tiens, je vais faire un film aussi ... Non, il y a du vrai, c'est sûr.
Ecrit par : Yohan | 19/09/2006
j'ai commencé par être serveuse en irlande, je suis partie à berlin avec le programme erasmus, en stage en espagne et en belgique, et en allemagne de nouveau
je parle quatre langues (presque 5) et j'ai vraiment du mal à trouver du boulot mais il paraît que j'ai un profil intéressant. comme quoi même en temps de mondialisation, vaut mieux se faire des contacts là où on veut bosser.
Par contre j'ai rencontré l'homme de vie en erasmus.
alors ça compense drolement. heureusement il ressemble pas à romain duris (pas trop mon truc le petit poilu).
bisous
zaza
Concernant le Duris, chacun ses goûts ;) Après, je pense qu'il faut aussi savoir trouver un équilibre professionnel entre son pays et l'étranger. Quelquefois, c'est bien de se poser un peu. Et pour une première embauche, c'est plus simple de le faire en France par ex.
Ecrit par : zaza | 21/09/2006
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