27/05/2006
Por* no sentirte sole [Bigmouth strikes again]
200 ième note aujourd'hui en 7 mois pile d'existence ... Ma chroniqueuse nous parle aujourd'hui de son amour pour Almodovar. Pedro de son prénom. J'en profite pour rappeler que son dernier film, Volver, est en compétition actuellement au Festival Intenational du Film de Cannes.

Il est un génie qui aime les femmes même lorsqu'elles sont au bord de la crise de nerfs. Et si les hommes sont quasi absents de ses films c'est qu'ils leur sont inutiles ou néfastes. Ses femmes seules qui se demandent parfois ce qu'elles ont fait pour mériter ça, restent fortes malgré leur désespoir et arrivent toujours à triompher de la vie.
Pedro a su lancer des acteurs. Qui aurait pu imaginer que la petite créature fragile de Matador et Attache-moi devienne un desesperado puis Zorro ?
Son nouveau film Volver est un passage de relais entre sa nouvelle muse Pénélope Cruz et son ancienne, celle qui l'a accompagné dans ses débuts : Carmen Maura. Avec son fichu et son tablier fleuri, elle est très loin du Sahara, mais sa beauté irradie quand même. Pedro aime la voir enceinte, et avec des grossesses assez atypiques : dans "En chair et en os " elle accouche dans un bus , dans "Tout sur ma mère " elle est sœur et dans "Volver" vous verrez …
Ce dernier est très intimiste, on retourne dans La Mancha, la terre natale du réalisateur, où le vent d'est rend loco. Ce n'est pas la première fois qu'on s'y rend et je crois bien avoir déjà vu "cette rue". Les couleurs sont moins vives que dans les films précédents. Sauf dans la cuisine de Raimunda. Ici point de travestis ni de scène de spectacle, juste une scène de chant. La seule grande extravagance réside dans le maquillage de Raimunda et une voisine qui fait le tapin (on est quand même à Madrid !!!).
Almodovar a fait plus d'une vingtaine de films et le meilleur moyen d'en prendre connaissance est de courir à la cinémathèque française pour l'expo Almodovar Exhibition !
On rentre dans son univers, ses couleurs, ses inspirations. Sa mère surtout, qui a porté le deuil pendant longtemps et pour qui il a intégré autant de couleurs vives (les couleurs dont elle ne pouvait plus se vêtir). Au fil des pièces nous sommes guidés par la voix du maestro. Par ces même écrans, sont diffusés des extraits de l'étendue de son œuvre. J'y ai admiré l'habit de lumière de Parle avec elle, ainsi que le robe "le corps nu" dessiné par Jean Paul Gautier portée par Zahara dans la Mauvaise Education.

Je suis restée absorbée par le Cucurrucucu Paloma de Caetano Veloso qui tournait en boucle dans un casque. Avant de m'asseoir devant cet écran où se mélangeait courts métrages et extraits de spectacle dans le spectacle. J'aurais pu passer une journée à répéter la choré de "un Ano de Amor" .

Te has parado a pensar
Lo que sucedera
Todo lo que perdemos
Y lo que sufriras
Si ahora tu te vas
No recuperaras
Los momentos felices que te hice vivir
Y de noche, y de noche
Por* no sentirte solo
Recordaras, nuestros dias felices
Recordaras, el sabor de mis besos
Y entenderas, en un solo momento
Que significa
Un ano de amor
Y entenderas en un solo momento
que significa
Un ano de amor
Pedro te quiero
12:15 Publié dans Venu d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, Almodovar







Commentaires
ps: la petite créature fragile de Matador c'est Antonio Banderas et la Zahara de la mauvaise éducation c'est Gael Gercia Bernal ...
Ecrit par : sophie | 27/05/2006
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